Griveaux Condamnation unanime dans le monde politique

Vendredi, 14 Février, 2020

Le monde politique a condamné la diffusion sur le web de la vidéo intime, y voyant une "menace contre la démocratie" à l'heure des réseaux sociaux. 

Le monde politique a condamné la diffusion sur le web de la vidéo intime, y voyant une "menace contre la démocratie" à l'heure des réseaux sociaux. La porte-parole du gouvernement Sibeth NDiaye a dénoncé une "ignominie" et, comme la ministre de la transition écologique Elisabeth Borne une campagne "de boules puantes". Le Premier ministre Edouard Philippe a lui exprimé sa "sympathie" à Benjamin Griveaux, en indiquant respecter sa décision "difficile".

Son collègue de l'Intérieur Christophe Castaner a souligné que cette diffusion illégale devait "évidemment être poursuivie" devant les tribunaux, précisant que ces faits pouvaient être sanctionnés par "une peine d'amende importante" et jusqu'à "deux ans d'emprisonnement".

Les Parisiens « méritent une campagne apaisée et digne, à la hauteur des enjeux majeurs pour l'avenir de Paris », a réagi Rachida Dati, tandis que le candidat écologiste David Belliard prenait acte de "la décision difficile" de son ex-concurrent.

Pour Cédric Villani, l'ex-LREM et candidat dissident, " »'attaque indigne qu'il subit est une menace grave pour notre démocratie ». Anne Hidalgo a pour sa part appelé « au respect de la vie privée et des personnes ».

« La publication d'images intimes pour détruire un adversaire est odieuse. Refusons le naufrage voyeuriste de la vie publique du pays. Non, tous les coups ne sont pas permis" » a lancé le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.

Pour Fabien Roussel (PCF) «La politique, c'est du débat, ce sont des idées que l'on combat ou que l'on défend. Mais cela n'est pas ça. Ceux qui participent à cette opération sont d'ignobles personnages », tandis que de son côté la sénatrice communiste Cécile Cukierman devait estimer que « Benjamin Griveaux restera un adversaire politique. Le combat politique est celui des idées. La vie privée ne peut être utilisée pour régler des comptes! Faire cela c’est mettre à mal la démocratie. Jeter les hommes en pâtures n’a jamais été, ne sera jamais mon arme en politique ! ». Seule, Marine Le Pen (RN) se distingue en estimant que Benjamin Griveaux s'était « incontestablement comporté de manière irresponsable », tout en s'interrogeant sur un possible « coup monté » et sur « le profil » du « Russe anti-Poutine » qui a diffusé la vidéo.

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