Le 3e ligne Grégory Alldritt, auteur du troisième essai. C. Hartmann/Reuters
Le 3e ligne Grégory Alldritt, auteur du troisième essai. C. Hartmann/Reuters

Rugby. Les Bleus « azzurent » le minimum face aux Italiens

Lundi 10 Février 2020

On l’attendait joueuse, elle le fut par intermittence face une équipe italienne bagarreuse. La France remporte son deuxième succès dans le tournoi des Six-Nations, mais tout n’a pas été parfait (35-22).

Même dans des conditions difficiles, vaincre l’Italie semblait être une formalité. La Squadra azzurra n’a en effet plus performer dans le tournoi depuis 2015, un zéro pointé accompagné depuis 2013 par aucune victoire face l’équipe de France, même à son plus bas niveau, c’est-à-dire à la période Philippe Saint-André puis Guy Novès. Autant dire que tout cela relevait d’un long chemin de croix annoncé pour les Italiens dans un stade de France balayé ce dimanche par les vents mauvais. D’ailleurs, le nouveau sélectionneur, Franco Smith, avait prévenu avant le match que Rome ne s’était pas faite en un jour : « L’Italie mettra au moins six ans avant de retrouver une place plus honorable dans le tournoi. » Histoire de brouiller les cartes, tout de même, le remplaçant de Conor O’Shea ajoutait : « La seule chose vraiment en notre faveur, c’est que personne ne sait ce qu’on veut faire. » Et ce fut le cas. Dieu que ce fut difficile et surtout en seconde période pour des Bleus tombés dans des travers que l’on croyait oubliés depuis la victoire contre l’Angleterre.

Le XV de France a entamé son début de match de manière tonitruante

Placages ratés, pénalités provoquées et touches aléatoires. Trop mais suffisant pour s’imposer (35-22). Reste que dans 15 jours à Cardiff face au paus de galles, il faudra corriger le tir. Fabien Galthié, qui n’aime pas les surprises, rêvait malgré tout de voir son équipe jouer et ne pas seulement poser des sacs de sable comme ce fut le cas contre l’Angleterre. Cette fois-ci, il espérait voir le vent de l’attaque l’emporter et ce fut presque le cas.

Avec une équipe sans surprise, si ce n’est la défection de Vakatawa, remplacé par Arthur Vincent, le XV de France a en effet entamé son début de match de manière tonitruante. À peine trois minutes de jouées et Romain Ntamack passait une première pénalité. La France agressive dans tous les coins du terrain faisait souffrir la Squadra azzurra, un peu perdue. Tellement même que, quelques minutes plus tard, à la suite d’une nouvelle offensive et face au rideau compact italien, Ntamack, encore lui, plaçait un petit coup de pied rasant, et Teddy Thomas se faisait un plaisir d’aplatir (8-0). Ce bon travail des Français allait se conclure une nouvelle fois à la 17e minute par une suite de pick and go devant la ligne italienne et un essai de Charles Ollivon. Et pourtant les hommes dirigés par Fabien Galthié allaient connaître un léger trou d’air. Turbulences que les Azzurri concrétisaient par un essai de l’ailier Matteo Minozzi à la 24e (13-7 après transformation). Un peu gourmande, l’équipe de France tentait quelques grandes relances présomptueuses de son en-but et se faisait prendre par la « guardia civile ». Nouvelle pénalité (13-10). Heureusement la zone de turbulences allait prendre fin dans les dix dernières minutes de ce premier round. D’abord Ntamack sur pénalité puis, en guise d’offrande, une offensive plein champ qu’Antoine Dupont faisait fructifier d’une somptueuse passe vrillée vers son 3e ligne Grégory Alldritt. Après un double poteau sur la transformation de Ntamack, le score passait à 23 à 10. La deuxième période n’allait pourtant pas confirmer cette bonne fin de première partie. Les Italiens ragaillardis prenaient le match à leur compte, poussant les tricolores dans leur camp et à la faute. Deux essais côté azzurri (64e et 79e) et deux coups de folie côté français (58e et 73e) plus loin, la rencontre se terminait assez péniblement. sdeule satisfaction finalement, une première palce au classement en compagnie de l’Irlande.

L’angleterre se replace et l’irlande déroule

Sans briller outre mesure, mais avec sérieux, l’Angleterre s’est relancée à Édimbourg dans le tournoi des Six-Nations en battant l’Écosse à (13-6). Pour la 149e Calcutta Cup, sous un vent à décoiffer la reine mère et une pluie à doucher un kilt écossais, les Anglais ont attendu les dernières minutes pour s’imposer alors que le score était de 3 partout. De son côté, l’Irlande, toujours aussi verte, n’a fait qu’une gorgée de Guinness du Pays de Galles, dans son Lansdowne Road béni. Quatre essais et un score logique (24-14) face au dernier vainqueur du tournoi et détenteur du Grand Chelem.

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